Avec le retour des beaux jours, un petit insecte fait beaucoup parler de lui : la chenille processionnaire du pin. Présente dans une grande partie du sud de la France, elle gagne du terrain chaque année. Mais pourquoi est-elle si redoutée ? Et comment s’en protéger efficacement ?
Comprendre la chenille processionnaire : son cycle de vie
La chenille processionnaire du pin est en réalité le stade larvaire d’un papillon nocturne. Voici ses principales étapes de développement :
- Été : le papillon adulte pond ses œufs sur les aiguilles des pins.
- Automne : les œufs éclosent et les chenilles commencent à se nourrir des aiguilles.
- Hiver : elles tissent des nids blancs et soyeux en haut des arbres pour se protéger du froid.
- Fin d’hiver / début du printemps : les chenilles descendent en file indienne (d’où leur nom de “processionnaires”) pour s’enfouir dans le sol et se transformer en chrysalides.
- Été suivant : les papillons émergent du sol, prêts à recommencer le cycle.
Ce cycle peut varier légèrement selon les conditions climatiques, mais c’est en février-mars que les chenilles sont les plus visibles… et les plus dangereuses.
Pourquoi sont-elles dangereuses ?
Les chenilles processionnaires sont couvertes de poils urticants microscopiques qui se détachent facilement et flottent dans l’air. Ces poils peuvent provoquer :
- Des réactions allergiques : démangeaisons, rougeurs, cloques.
- Des troubles respiratoires : toux, gêne, voire crises d’asthme.
- Des atteintes oculaires : conjonctivites, irritations.
- Chez les animaux, notamment les chiens, les conséquences peuvent être graves : nécrose de la langue, détresse respiratoire, voire décès.
Les enfants et les animaux sont particulièrement vulnérables, car ils peuvent toucher ou renifler les chenilles par curiosité.
Comment s’en protéger et lutter contre leur présence ?
Voici les principales actions à mettre en place :
- Éviter les zones infestées : surtout près des pins, en forêt ou en ville.
- Ne pas toucher les chenilles ni leurs nids : même mortes, elles restent urticantes.
- Porter des vêtements couvrants lors de balades en nature.
- Installer des pièges écologiques autour des troncs pour capturer les chenilles lors de leur descente.
- Faire appel à des professionnels comme LA PETITE BÊTE QUI PIQUE pour retirer les nids en toute sécurité.
- Brûler les chenilles au sol avec précaution (jamais les écraser, cela disperse les poils).
- Informer les voisins et les écoles si des pins sont infestés à proximité.